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jeudi 22 novembre 2012

De Coderre à Legault : quand le politique devient 2.0

*** Attention: billet à fort contenu politique non partisan ***

Si les politiciens n'avaient toujours pas compris tout le potentiel des médias sociaux avant 2012, les révolutions arabes, le mouvement Occupy et, plus près d'ici, le Printemps érable leur ont démontré que les relations politiciens-citoyens sont en profonde transformation grâce à ces outils.
 
Tout comme les entreprises, les politiciens doivent savoir que ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas présent sur les réseaux/médias sociaux que l'on ne parle pas d'eux. Et comme l'adage le dit si bien : les absents ont toujours tort. Alors aussi bien être dans le ring!
 
Donc, cette semaine, je vous présente les deux personnalités politiques québécoises qui, selon moi, se sont le plus illustrés au sein du web 2.0 cette année. En d'autres mots, je vous présente mon top et mon flop des politiciens québécois sur les réseaux sociaux. C'est parti!
 
Bon, mon top n'a peut-être rien d'original mais je me devais de le mentionner en abordant le sujet. Si vous êtes un assidu des réseaux sociaux suivant un tant soit peu la politique québécoise, vous comprendrez pourquoi Denis Coderre est mon politicien chouchou. Qu'on soit d'accord ou non avec son affiliation politique, ses opinions ou même son côté disons...flamboyant, il faut donner au politicien qu'il sait bien optimiser les réseaux sociaux.
 
Qu'est-ce qui explique son si grand nombre de followers (plus de 89 000, quand même)? Outre le fait que l'homme soit sympathique et tweets plusieurs fois par jour, voici quelques raisons pouvant expliquer sa popularité:
  • Il aborde une variété de sujets hors du domaine de la politique.
Cela peut paraître contradictoire comme stratégie pour un politicien, mais aborder une multitude de sujets lui permet d'aller chercher un plus vaste public (les gens qui, à prime abord,  ne s'intéressent pas à la politique), ainsi que de paraître plus accessible.
 
  • Il n'hésite pas à interagir avec les membres du réseau.
Que ce soit pour tout simplement discuter ou se défendre sur un point, M.Coderre suscite les interactions. Petit plus: on a rarement droit à la langue de bois!
 
  • Un peu d'humour avec ça?
Même si l'humour n'a pas toujours sa place en politique, le politicien sait bien en user sur sa page, ce qui le fait paraître encore une fois beaucoup plus accessible auprès des citoyens.
 
Toutefois, tous les politiciens ne saisissent pas les particularités et subtilités des réseaux sociaux...
 
Trève de suspense, mon flop politique est décerné au chef de la CAQ, et j'ai nommé Francois Legault.
 
En plus de multiplier les échanges musclés (pas au point de les appeler tweet fight, mais...), M. Legault est devenu un véritable spécialiste de la déclaration twitterienne controversée. Entre autres, je pense particulièrement à celle-ci, qui avait soulevé l'indignation de plusieurs personnalités publiques en juillet dernier:
 
 
Il faudrait peut-être rappeler au politicien que toute chose n'est pas bonne à dire, particulièrement sur les réseaux sociaux où l'information circule à la vitesse de l'éclair...
 
Autre point négatif, François Legault consacre une grande majorité de ses tweets à  critiquer les autres partis. C'est lourd. C'est même très lourd. Et il n'hésite pas non plus à franchir la limite du tweet déplacé. Par exemple, nous avons eu droit cette semaine au partage de la très pertinente image suivante:
 
 
Ai-je vraiment besoin de commenter ce tweet?
 
Bref, M. Legault aurait tout avantage à employer une personne compétente afin de le conseiller sur la façon la plus approprié d'utiliser le web 2.0 pour s'exprimer.
 
Peut-être pourrait-il aller chercher conseil auprès de M. Coderre? ;-)
 

dimanche 21 octobre 2012

Ton français tu soigneras (même sur les réseaux sociaux)

Cette semaine, mon flop 2.0 ne concerne pas une entreprise, ou un individu en particulier, mais un phénomène qui semble flagrant sur les médias sociaux.
Ah, les fameuses fôtes d'ortograffes!
Tout le monde a au moins un ami Facebook qui écrit phonétiquement, qui confond ses, ces et c'est et qui boude sans regret ni remord toute règle de ponctuation. S'il s'agit de votre petite-cousine de 14 ans, vous allez trouver que c'est à la limite mignon, qu'elle aura toujours le temps d'apprendre. Dans le pire des cas, vous blâmerez le système d'éducation québécois qui n'arrive pas à transmettre la passion dévorante de la grammaire et de la syntaxe à ces pauvres jeunes étudiants.
Mais qu'arrive-t-il lorsque le gestionnaire de communautés (ou tout autre poste impliquant de la rédaction web) d'une organisation ne sait pas écrire?

Ça donne des bijoux comme ça:



Et comme ça:


(N.B. un gentil ami Facebook m'a aussi fait remarquer que pastel s'accorde avec robe et s'écrit donc: pastelle.)

Comprenons-nous bien, des petites fautes par-ci par-là, tout le monde en fait une fois de temps en temps. J'ai moi-même communiqué tout récemment avec l'un de mes anciens professeurs, administrateur d'un blogue auquel j'avais participé dans le cadre d'un cours, pour qu'il apporte quelques correctifs à des billets que j'avais rédigés.

Mais lorsqu'on a 140 caractères pour se faire remarquer, soigner son orthographe est une bonne façon de ne pas se faire remarquer pour les mauvaises raisons. Il y aura toujours quelqu'un pour relever l'erreur et, avouons-le, il ne s'agit pas de la vitrine idéale pour une entreprise.

Donc, gestionnaires de communautés, voici quelques petits trucs pour éviter que votre patron ne vous lance des roches à votre arrivée au bureau parce que son entreprise a été momentanément la risée des médias sociaux à cause de votre dernier message.

  •  Prendre son temps
Ça peut sembler simple mais prendre une petite minute pour relire son message avant de le publier et vérifier l'orthographe de certains mots peut faire toute la différence. L'instantanéité du web 2.0 oblige sans aucun doute à être rapide mais rassurez-vous, je ne crois pas qu'aucune entreprise ait jamais raté sa stratégie médias sociaux pour une minute de plus.

  • Damn you autocorrect
Aujourd'hui, beaucoup de messages sont envoyés à partir d'Iphones et autres bidules intelligents. De grâce, désactivez la saisie automatique et toute forme de correcteur possible. Ces technologies ne sont souvent pas adaptées pour comprendre les subtilités de la langue française et encore moins pour deviner ce que vous voulez réellement dire.

  • Google Google Google
Vous n'avez ni dictionnaire à porté de main, ni logiciel de correction? Pas de problème, Google est là pour vous aider. En faisait preuve de discernement bien sûr (parce que toutes les ressources ne se valent pas), vous pourrez rapidement trouver comment s'écrit tel ou tel mot et ainsi sauver la mise. Il existe de belles ressources (gratuites) sur le web qui vous aideront à passer maître dans l'art d'écrire.

Ces conseils peuvent sembler d'une simplicité déconcertante mais je suis convaincue que si les deux responsables des messages donnés en exemple les avaient suivis, leur message ne se serait pas retrouvé dans ce billet.

Alors, quelle est la pire erreur que peut commettre un gestionnaire de communautés selon vous?