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mardi 4 décembre 2012

La parole de Dieu en 140 caractères

Que diriez-vous de twitter avec Dieu? Ou Jésus disons? Dites merci au web 2.0 parce qu'avec les comptes @DieuOfficiel et @Jesus, vous pouvez avoir accès directement aux célèbres personnages de l'Église catholique!

Bon, nul besoin de vous dire que ces comptes sont des canulars et qu'ils doivent être pris avec beaucoup d'humour. Mais lorsque j'ai entendu que le Pape Benoît XVI lui-même disposait maintenant d'un compte Twitter officiel, j'ai aussi cru à une énième version d'une satire visant le souverain pontife.

Et non, il semblerait que le représentant de l'Église ait maintenant véritablement investi le site de micro-blogging avec la création du compte @Pontifex!

Visuellement, ça ressemble à ça:


Pour le moment, le Pape n'a toujours pas twitté, il est donc difficile pour moi de trancher s'il s'agit d'un top ou d'un flop... Mais qui peut se vanter d'avoir plus de 425 000 abonnés avant même le premier tweet? Il faut avouer que même s'il n'est pas encore actif sur la twittosphère, le chef de l'Église suscite un certain engouement!

Voici par contre quelques critères que Benoît XVI se devra de respecter s'il veut que son expérience sur Twitter soit un succès: 

  • Éviter les déclarations controversées

Comme c'est le cas pour n'importe quel personnage publique, les déclarations controversées peuvent gravement entachée la réputation de l'entreprise ou organisme (dans ce cas-ci l'Église catholique romaine) qu'il représente. Comme l'information circule rapidement et à travers le monde, il est toujours sage de tourner sept fois ses pouces avant de tweeter. Plus encore, comme les principales critiques envers l'Église catholique concernent ses positions drastiques vis-à-vis plusieurs sujets sensibles comme l'avortement ou l'homosexualité, par exemple, il serait préférable de ne pas trop aborder ces questions. En d'autres mots: déclarer que le mariage gai est contre nature dans un tweet, c'est non M. le pontife, OK? 

  • Interagir avec les abonnés
Je sais que c'est peut être beaucoup demandé à une organisation qui n'a pas toujours été un leader en matière de transparence ou de démocratie, mais interagir avec les utilisateurs via ce compte serait bénéfique pour celle-ci. Parce que le but du web 2.0, c'est l'interactions entre les utilisateurs et non la diffusion unilatérale d'information. L'avantage qu'ont les organisations à être présent sur les médias sociaux, c'est le fait de pouvoir dialoguer avec leurs clients. Si le Pape se contente de diffuser périodiquement des messages, il se peut que sa popularité en souffre. Quoi que, le Dalaï Lama prouve bien le contraire avec son compte Twitter, qui sert à diffuser des maximes ou autres pensées positives, sans dialogue, et cumule tout de même plus de 5 millions d'abonnés! Comme quoi la notoriété d'une personnalité peut rapidement éclipser l'une des règles les plus importantes du web 2.0..

  • Tweeter!!!
Bon, c'est bien beau avoir un compte et des milliers d'abonnés mais Twitter sert tout de même à twitter non? Arrêtez de faire languir vos abonnés et faites nous l'honneur d'un premier tweet. Parce que moi, j'ai bien hâte de voir si je vais mettre le Pape dans mes tops ou mes flops! ;-)

jeudi 22 novembre 2012

De Coderre à Legault : quand le politique devient 2.0

*** Attention: billet à fort contenu politique non partisan ***

Si les politiciens n'avaient toujours pas compris tout le potentiel des médias sociaux avant 2012, les révolutions arabes, le mouvement Occupy et, plus près d'ici, le Printemps érable leur ont démontré que les relations politiciens-citoyens sont en profonde transformation grâce à ces outils.
 
Tout comme les entreprises, les politiciens doivent savoir que ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas présent sur les réseaux/médias sociaux que l'on ne parle pas d'eux. Et comme l'adage le dit si bien : les absents ont toujours tort. Alors aussi bien être dans le ring!
 
Donc, cette semaine, je vous présente les deux personnalités politiques québécoises qui, selon moi, se sont le plus illustrés au sein du web 2.0 cette année. En d'autres mots, je vous présente mon top et mon flop des politiciens québécois sur les réseaux sociaux. C'est parti!
 
Bon, mon top n'a peut-être rien d'original mais je me devais de le mentionner en abordant le sujet. Si vous êtes un assidu des réseaux sociaux suivant un tant soit peu la politique québécoise, vous comprendrez pourquoi Denis Coderre est mon politicien chouchou. Qu'on soit d'accord ou non avec son affiliation politique, ses opinions ou même son côté disons...flamboyant, il faut donner au politicien qu'il sait bien optimiser les réseaux sociaux.
 
Qu'est-ce qui explique son si grand nombre de followers (plus de 89 000, quand même)? Outre le fait que l'homme soit sympathique et tweets plusieurs fois par jour, voici quelques raisons pouvant expliquer sa popularité:
  • Il aborde une variété de sujets hors du domaine de la politique.
Cela peut paraître contradictoire comme stratégie pour un politicien, mais aborder une multitude de sujets lui permet d'aller chercher un plus vaste public (les gens qui, à prime abord,  ne s'intéressent pas à la politique), ainsi que de paraître plus accessible.
 
  • Il n'hésite pas à interagir avec les membres du réseau.
Que ce soit pour tout simplement discuter ou se défendre sur un point, M.Coderre suscite les interactions. Petit plus: on a rarement droit à la langue de bois!
 
  • Un peu d'humour avec ça?
Même si l'humour n'a pas toujours sa place en politique, le politicien sait bien en user sur sa page, ce qui le fait paraître encore une fois beaucoup plus accessible auprès des citoyens.
 
Toutefois, tous les politiciens ne saisissent pas les particularités et subtilités des réseaux sociaux...
 
Trève de suspense, mon flop politique est décerné au chef de la CAQ, et j'ai nommé Francois Legault.
 
En plus de multiplier les échanges musclés (pas au point de les appeler tweet fight, mais...), M. Legault est devenu un véritable spécialiste de la déclaration twitterienne controversée. Entre autres, je pense particulièrement à celle-ci, qui avait soulevé l'indignation de plusieurs personnalités publiques en juillet dernier:
 
 
Il faudrait peut-être rappeler au politicien que toute chose n'est pas bonne à dire, particulièrement sur les réseaux sociaux où l'information circule à la vitesse de l'éclair...
 
Autre point négatif, François Legault consacre une grande majorité de ses tweets à  critiquer les autres partis. C'est lourd. C'est même très lourd. Et il n'hésite pas non plus à franchir la limite du tweet déplacé. Par exemple, nous avons eu droit cette semaine au partage de la très pertinente image suivante:
 
 
Ai-je vraiment besoin de commenter ce tweet?
 
Bref, M. Legault aurait tout avantage à employer une personne compétente afin de le conseiller sur la façon la plus approprié d'utiliser le web 2.0 pour s'exprimer.
 
Peut-être pourrait-il aller chercher conseil auprès de M. Coderre? ;-)