Cette semaine, mon flop 2.0 ne concerne pas une entreprise, ou un individu en particulier, mais un phénomène qui semble flagrant sur les médias sociaux.
Ah, les fameuses fôtes d'ortograffes!
Tout le monde a au moins un ami Facebook qui écrit phonétiquement, qui confond ses, ces et c'est et qui boude sans regret ni remord toute règle de ponctuation. S'il s'agit de votre petite-cousine de 14 ans, vous allez trouver que c'est à la limite mignon, qu'elle aura toujours le temps d'apprendre. Dans le pire des cas, vous blâmerez le système d'éducation québécois qui n'arrive pas à transmettre la passion dévorante de la grammaire et de la syntaxe à ces pauvres jeunes étudiants.
Mais qu'arrive-t-il lorsque le gestionnaire de communautés (ou tout autre poste impliquant de la rédaction web) d'une organisation ne sait pas écrire?
Ça donne des bijoux comme ça:
Et comme ça:
(N.B. un gentil ami Facebook m'a aussi fait remarquer que pastel s'accorde avec robe et s'écrit donc: pastelle.)
Comprenons-nous bien, des petites fautes par-ci par-là, tout le monde en fait une fois de temps en temps. J'ai moi-même communiqué tout récemment avec l'un de mes anciens professeurs, administrateur d'un blogue auquel j'avais participé dans le cadre d'un cours, pour qu'il apporte quelques correctifs à des billets que j'avais rédigés.
Mais lorsqu'on a 140 caractères pour se faire remarquer, soigner son orthographe est une bonne façon de ne pas se faire remarquer pour les mauvaises raisons. Il y aura toujours quelqu'un pour relever l'erreur et, avouons-le, il ne s'agit pas de la vitrine idéale pour une entreprise.
Donc, gestionnaires de communautés, voici quelques petits trucs pour éviter que votre patron ne vous lance des roches à votre arrivée au bureau parce que son entreprise a été momentanément la risée des médias sociaux à cause de votre dernier message.
- Prendre son temps
Ça peut sembler simple mais prendre une petite minute pour relire son message avant de le publier et vérifier l'orthographe de certains mots peut faire toute la différence. L'instantanéité du web 2.0 oblige sans aucun doute à être rapide mais rassurez-vous, je ne crois pas qu'aucune entreprise ait jamais raté sa stratégie médias sociaux pour une minute de plus.
- Damn you autocorrect
Aujourd'hui, beaucoup de messages sont envoyés à partir d'Iphones et autres bidules intelligents. De grâce, désactivez la saisie automatique et toute forme de correcteur possible. Ces technologies ne sont souvent pas adaptées pour comprendre les subtilités de la langue française et encore moins pour deviner ce que vous voulez réellement dire.
- Google Google Google
Vous n'avez ni dictionnaire à porté de main, ni logiciel de correction? Pas de problème, Google est là pour vous aider. En faisait preuve de discernement bien sûr (parce que toutes les ressources ne se valent pas), vous pourrez rapidement trouver comment s'écrit tel ou tel mot et ainsi sauver la mise. Il existe de belles ressources (gratuites) sur le web qui vous aideront à passer maître dans l'art d'écrire.
Ces conseils peuvent sembler d'une simplicité déconcertante mais je suis convaincue que si les deux responsables des messages donnés en exemple les avaient suivis, leur message ne se serait pas retrouvé dans ce billet.
Alors, quelle est la pire erreur que peut commettre un gestionnaire de communautés selon vous?


Excellent Kim.
RépondreSupprimerLes communicateurs ont toujours intérêt à bien vérifier l'orthographe. Par contre, dans votre exemple plus haut, pastel ne devient pas pastelle...Avis à l'ami Facebook: les noms employés comme adjectifs de couleur demeurent invariables.
;-)
Patrice Leroux